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Le maintien de milieux ouverts |
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La mission fondamentale des organismes qui travaillent dans le domaine de la protection de l’environnement est de favoriser le maintien et le développement de la biodiversité. En montagne, cette biodiversité est le résultat de facteurs naturels (sol, exposition, altitude) et de facteurs humains (pastoralisme). C’est l’alternance des milieux fermés et des milieux ouverts qui génèrent une variété d’espèces vivantes (végétaux, insectes, oiseaux, mammifères). Or depuis la disparition des grands ongulés sauvages (Aurochs, Bisons), aucun des ongulés sauvages vivant en France (Cerf élaphe, Chevreuil, Isard) ne possède la capacité d’ouvrir un milieu. |
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Pastoralisme
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La gestion des milieux ouverts repose donc essentiellement sur le pastoralisme (entretien des milieux ouvert par le pâturage ou la fauche, ouverture par le girobroyage, par les feux dirigés). La régression des activités agro-pastorales est donc une préoccupation pour les gestionnaires de Réserves Naturelles de montagne. |
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La fermeture des milieux est aussi une préoccupation pour l'éleveur qui doit entretenir des surfaces pâturables. Des chantiers de débroussaillages permettent de réhabiliter une partie de ces milieux. |
La mosaïque végétale et animale semble être optimale grâce à la complémentarité de l’élevage bovin, équin et ovin. |
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Le Brûlage dirigé C'est un des moyens utilisé pour atteindre cet objectif. Remplaçant l’écobuage d’autrefois souvent à l’origine de véritables catastrophes, le brûlage dirigé est une technique étudiée depuis des années par l’I.N.R.A. d’Avignon, et désormais mise en oeuvre par des professionnels : la Sécurité Civile. Dans les Pyrénées-Orientales, ces brûlages dirigés sont réalisés dans des conditions optimales de sécurité, grâce à l’organisation du Syndicat Inter-Montagne Elevage (S.I.M.E.). |
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Les Réserves Catalanes collaborent régulièrement avec le S.I.M.E., la D.D.A.F., les éleveurs, les forestiers (O.N.F., C.R.P.F., etc.) pour planifier les brûlages tout en prenant en compte notre objectif de protection de la nature. Ces brûlages sont réalisés de façon à minimiser l'impact négatif sur la flore, la faune et le sol (risque d’érosion accru si le feu est trop fort en intensité ou trop long en durée). Cette opération de gestion n’est effectuée que sur de petites surfaces (< 10 ha), uniquement l’hiver et autant que possible en conditions humides. Ceci permet de préserver du feu des zones refuges intactes et de limiter la perte de contrôle du feu. |
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Protection des troupeaux |
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En premier plan, chien de garde de troupeau de la race Patou
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La prédation (prédateurs domestiques et sauvages), constitue une menace pour le maintien de l’élevage (caprin et ovin plus particulièrement) en montagne. Pour le seul département des Pyrénées-Orientales, la mortalité due aux chiens divagants sur les troupeaux ovins s’élève entre 200 et 800 brebis par an. Les moyens de lutte contre ce véritable fléau reposent sur trois domaines d’intervention : la communication et la sensibilisation, la répression et la protection.
Conscients de l’importance de l’élevage en terme écologique, social et économique, la Confédération des Réserves Naturelles Catalanes et le site Pilote Natura 2000 Madres-Coronat se mobilisent pour la sécurisation des troupeaux. Une expertise concernant le placement de chien de protection est développée. Pour obtenir un chien de protection de qualité (lié aux brebis, calme, non agressif, doux) quelques règles de base doivent être respectées pour éviter des problèmes de comportements (chasse, fugue, agressivité).
Originaire des hauts plateaux tibétains, le chien de protection accompagne le pastoralisme depuis l’apparition de ce dernier il y a plus de 5000 ans. Il existe de nombreuses races de chiens de protection à travers le monde. Leur caractéristique morphologique commune est la suivante : chien de grande taille, museau court, oreille pendante, poil long, généralement de couleur blanche. Introduits à partir de huit semaines dans le troupeau à protéger, ils vont développer toute leur socialisation dans cet univers. Le troupeau va devenir leur maison. Leur attachement au troupeau va leur faire développer la protection de celui-ci vis-à-vis des prédateurs. La protection du troupeau va se faire de nature directe (aboiement, déplacement du chien queue relevée, poil gonflé) et de manière indirecte (marquage au sol par grattage, urine, excrément et odeurs). Tous ces éléments cumulés contribuent à une protection effective du troupeau. La présence du chien de protection n’induit pas forcément une prédation d’un niveau zéro. Ce n’est pas une arme absolue, elle permet de faire baisser le niveau de prédation.
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![]() Le chien de protection peut protéger différentes espèces domestiques : ovins, caprins, bovins, dindons, poules. La nature des prédateurs est très large : renard, sangliers, chiens divagants, chiens errants, loups, ours, lynx.
Le chien de
protection n’est pas un chien agressif. Il diminue les conflits entre des
espèces concurrentes. Il permet le remplacement de techniques de
destructions massives et meurtrières (empoisonnement à la strychnine,
campagnes d’extermination) dont le coût et l’impact sont rarement
considérés. L’utilisation du chien de protection s’inscrit donc dans la
démarche de la lutte biologique.
Uka, 8 mois
Suivi du dressage des chiens de protection. Contact : Olivier SALVADOR, Fédération des Réserves Naturelles Catalanes, tél : 04.68.05.38.20. mel : olivier.salvador@espaces-naturels.fr
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D'autres exemples :
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